«Je ne suis pas d’accord avec l’adage une image vaut mille mots, mais une image cache mille mots.» – Josias Gob, photographe professionnel

20 juin 2016 –

 

Quelques oeuvres de Josias Gob sont exposées dans notre restaurant du Vieux-Montréal. Un arrêt s’impose.

 

 

  Celui qui a commencé à s’exprimer par l’art comme designer graphique en agence puis comme directeur artistique souhaite faire vibrer les gens. Pour Josias Gob, la démocratisation de la photographie par le numérique ne lui fait pas peur. Il est enthousiaste aux nouveaux médias comme Instagram. «Je dis tant mieux à Instagram, aux smartphones, au cousin du boss qui a un Kodak et Photoshop et qui va réaliser le shooting de la compagnie, tant mieux.»    

 

  Une photo publiée par Josias Gob (@josias_gob) le

 

«La photographie est un art accessible aux multiples entrées, mais une fois à l’intérieur, il faut remonter à la source. C’est pour cette raison que j’use de techniques photographiques pures afin d’augmenter une valeur ajoutée et surtout pour faire une différence. Est-ce bien perçu par le public? Oui, non, peu importe, le plus important est le ressenti de celui qui regarde et qui se questionne en regardant ma photo exposée, encadrée sur un mur et finir sur son mur.»

 

Josias Gob puise son inspiration dans différents thèmes; les villes, les gens et l’identité. Portraitiste à la base, l’artiste veut dépasser les techniques de classiques en photographie. Josias Gob ne se considère pas comme un photographe, mais bien comme un technicien de l’image. Pour lui, sa seule création artistique se trouve dans sa façon de «sonder son sujet et d’y extraire son authentique personnalité».

 

Ses portraits montrent des personnes posées, calmes, charismatiques. Le photographe capte les valeurs de la personne. Il leur parle et observe leur comportement afin d’adopter une attitude neutre qui permet un naturel sur chaque photo. Josias joue sur le rythme pour capter l’essence: «j’ai appris à observer comment s’agencent les choses et à capturer l’image qui arrive en un instant déterminant.» C’est grâce à cette démarche qu’il arrive à des résultats singuliers. Il a fait cela avec des célébrités, des gens d’affaires, avec du monde de tout horizon, mais c’est avec les enfants que la démonstration fut plus convaincante. C’est avec cette même démarche qu’il réussi à capter l’âme des endroits qu’il visite. Il a transposé l’expérience de ses portraits à l’architecture.

 

Une photo publiée par Josias Gob (@josias_gob) le

 

 

Pour lui, l’identité d’une personne et l’identité d’une ville ne sont pas étrangers. «Une ville a son âme en un endroit précis, à une époque donnée.» Il a réalisé des photographies de Griffintown en construction, qu’il qualifie de photos d’archives modernes.

Aujourd’hui, le but de ce photographe est de voyager afin de prendre des clichés pour le compte de magazines éditoriaux. «À la manière d’un peintre et non d’un photographe, j’interprète l’âme d’un lieu par différentes techniques photo comme la multi-exposition/surimpression

 


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